Psychiatre, je rencontre des enfants, des jeunes, des adultes, des couples et des familles. J’attache une importance primordiale à la qualité du lien avec toutes et tous, sous forme de reconnaissance mutuelle.
Depuis plus de 30 ans, je travaille essentiellement avec des personnes ayant subi des humiliations: personnes migrantes ou autochtones en situation précaire, qui ont dû confronter dans la société, dans leur familles et dans leur couple des expériences mettant à mal leur estime d’elle-même, des blessures en termes de reconnaissance. Les pertes et les deuils sont souvent au coeur de mon travail.
Outre les consultations, je me suis dédié et me dédie encore beaucoup à des activités d’enseignements, à l’université, dans les institutions de soins, dans les écoles, dans les services sociaux, dans des associations, entre autres impliquées dans l’enseignement du français à des personnes allophones.
J’aime aussi beaucoup écrire: Deuils collectifs et création sociale (La Dispute, Paris, 2004), La migration comme métaphore (La Dispute, Paris, 2011/2013/2017) et avec Moraya Knecht, membre aussi de Paroles précieuses, Un café comme métaphore (Antipodes, Lausanne, 2024). J’ai aussi publié passablement d’articles, en partie accessibles sur mon site: www:jcmetraux.ch
Je me suis tout-à-tour défini comme un psychiatre engagé et un psychiatre insoumis. Au delà des individus et des familles, je me sens très concerné par la santé de notre société et ai développé des approches communautaires susceptibles de donner une voix à celles et ceux qui en sont usuellement privés, à accroître leur pouvoir dire et leur pouvoir agir.